Mathilde : la créatrice venue de la campagne qui conquit la Fashion Week

Ce mois-ci, plongez dans le parcours inspirant de Mathilde dans les pages d'AUDACE Magazine, et découvrez comment elle est parvenue à réaliser son rêve d'enfant.


De la campagne jurassienne à la scène de la fashion week à Paris, l'histoire inspirante de Mathilde, créatrice de mode et costumière, est une véritable leçon de persévérance et de détermination.

Dès son plus jeune âge, Mathilde était fascinée par le monde de la mode. Pourtant, elle a grandi dans un village de 200 habitants, loin de cet univers. Personne dans son entourage n'avait cette même passion, mais sa famille l'a toujours soutenue inconditionnellement. Cette solide base familiale a renforcé sa détermination.

Un rêve d'enfance

Loin des jeux en plein air de ses camarades, Mathilde passait des heures dans sa chambre à feuilleter des magazines de mode et à dessiner. Elle rêvait du jour où ses créations figureraient dans ces magazines. Le dessin était son refuge, un moyen de s'exprimer, de se sentir libre.

À la fin du collège, elle a choisi la voie professionnelle. Mathilde a suivi une formation en couture pendant deux ans, puis en histoire du costume. Elle y a appris à fabriquer et dessiner des costumes d'époque. Cependant, ses professeurs n'adhéraient pas vraiment à sa vision de la mode et doutaient de sa capacité à en faire son métier. Cela l'a poussée à quitter sa région natale pour paris, une ville où l'originalité n'était pas un défaut.

Un parcours semé d'épreuves

Le chemin qui a mené Mathilde à la fashion week a été long et semé d'embûches. Cependant, à chaque petit emploi dans le domaine de la mode, elle se sentait comblée et cela la motivait à chercher le suivant. Elle a travaillé comme retoucheuse en prêt-à-porter, puis couturière dans les ateliers du moulin rouge. Une expérience qui a comblé son enfant intérieur et l'a fait enfin se sentir à sa place.

Mathilde a ensuite travaillé sur les défilés de la fashion week pour des marques prestigieuses telles que Chanel, Jean Paul Gaultier et Elie Saab. Elle a même été petite main dans de grands ateliers de couture, comme Givenchy. Cependant, la réalité du monde de la mode était loin d'être un conte de fées. Les emplois ne se présentaient que pendant les périodes de la fashion week, ce qui ne suffisait pas à payer son loyer.

La pause et la résilience

Mathilde a pris un emploi chez Zara, mais cet environnement malsain l'a démotivée. Pendant un an, elle a mis sa passion de côté, ne créant plus, perdant sa flamme. Puis, elle a démissionné pour reprendre en main son rêve.

Elle a travaillé à Disneyland paris en tant qu'habilleuse, puis a rejoint le célèbre cabaret du crazy horse en tant que costumière. Là, elle a trouvé tout ce qu'elle aimait dans son métier : la précision, la minutie, le travail des plumes, des cristaux et des perles, le tout avec une équipe empreinte d'humanité et de force féminine.

Le tournant du confinement

Le confinement, bien que difficile pour beaucoup, a été un moment décisif dans la vie de Mathilde. Elle a pris le temps de réfléchir à ce qu'elle voulait réellement. Elle a cousu des créations qu'elle avait imaginées depuis longtemps, redécouvert le dessin, et partagé son travail sur instagram, où elle a reçu un accueil enthousiaste.

C'est sur cette plateforme qu'elle a découvert un concours de design pour la marque Shein, dans lequel elle a imaginé une collection de cinq looks. C'était le début d'une nouvelle aventure. Shein a cru en elle et lui a offert la chance de présenter sa vision de la mode. Ce soutien a redonné à Mathilde confiance en elle et l'a motivée à poursuivre ses rêves.

L'entrepreneuriat

Mathilde a lancé sa propre entreprise il y a quelques mois. C'est un véritable défi, car elle doit gérer tous les aspects, de la création à la comptabilité. Elle crée des costumes pour des spectacles et réalise des créations sur mesure.


Mathilde est une personnalité obstinée et grâce à sa volonté et sa détermination, elle a réussi à devenir une référence dans les domaines de la mode et de la création.