
En 2026, les marques ne se battent plus pour vendre plus de produits.
Elles se battent pour gagner quelque chose de beaucoup plus rare : l’attention humaine.
Dans un monde saturé de notifications, de vidéos, de contenus, de messages et de publicités, l’attention est devenue une ressource limitée. Et comme toute ressource rare, elle a pris de la valeur. Beaucoup de valeur.
« Nous sommes entrés dans une économie où capter l’attention vaut plus que dépenser de l’argent », explique Lina Morel, consultante en stratégie de marque et économie digitale.
« Les marques qui gagnent aujourd’hui ne sont pas celles qui parlent le plus, mais celles que les gens choisissent d’écouter. »
Quand l’attention devient plus rare que l’argent
Chaque jour, un consommateur moyen est exposé à des milliers de messages. Publicités, stories, emails, vidéos, posts sponsorisés, recommandations, notifications… La surabondance a créé un phénomène inédit : la fatigue de l’attention.
Les gens ne manquent pas d’informations.
Ils manquent de temps mental pour y prêter attention.
Résultat : tout ce qui ressemble à une publicité classique est de plus en plus ignoré. Les formats intrusifs sont zappés, bloqués ou rejetés. Le cerveau humain a appris à se protéger.
Dans cette nouvelle réalité, la visibilité ne suffit plus. Ce qui compte, c’est la capacité à mériter l’attention.
Pourquoi les anciennes règles du marketing ne fonctionnent plus
Pendant des décennies, le marketing reposait sur une logique simple :
acheter de l’espace, répéter un message, créer de la mémorisation.
Cette logique s’effondre.
Aujourd’hui, ce sont les utilisateurs qui décident :
- Ce qu’ils regardent
- Qui ils suivent
- Ce qu’ils ignorent
Les plateformes ont remis le pouvoir entre leurs mains. Et les algorithmes amplifient ce choix : si un contenu ne génère pas d’intérêt réel, il disparaît.
« On est passé d’un marketing de diffusion à un marketing de sélection », analyse Lina Morel. « Ce n’est plus la marque qui impose sa présence. C’est le public qui l’autorise. »
Les marques qui gagnent sont celles qui créent de la valeur avant de vendre
Dans l’économie de l’attention, les marques les plus performantes ne sont pas les plus bruyantes.
Ce sont les plus utiles, les plus intéressantes, les plus humaines.
Elles racontent des histoires, apportent de la valeur, divertissent, informent, créent du lien
Elles deviennent des médias, des créateurs, des communautés.
Une marque qui capte l’attention aujourd’hui n’est plus une marque qui vend un produit, mais une marque qui occupe une place dans la vie des gens.
L’IA accélère la guerre pour l’attention
L’intelligence artificielle a rendu la production de contenu plus rapide, moins chère et massive.
Résultat : encore plus de contenus, encore plus de concurrence pour une attention qui, elle, ne grandit pas.
C’est un paradoxe :
plus il y a de contenu, plus la vraie attention devient rare.
Les marques doivent donc être plus stratégiques que jamais.
L’IA peut optimiser, automatiser, analyser.
Mais seule une vraie compréhension humaine peut créer quelque chose qui donne envie d’être regardé, écouté, partagé.
La confiance devient la clé de l’attention
Dans un univers saturé, on n’écoute plus tout le monde.
On écoute ceux en qui on a confiance.
Les créateurs, les communautés, les marques sincères, les voix cohérentes prennent le dessus. La crédibilité devient une monnaie aussi précieuse que l’attention elle-même.
« Une marque qui trahit l’attention de son public la perd très vite », rappelle Lina Morel. « Les gens veulent sentir que leur temps est respecté. »
En 2026, l’attention est le vrai capital
La publicité, le marketing, le branding convergent vers une même réalité :
ce n’est plus l’espace qui compte, c’est l’attention gagnée.
Les marques qui comprendront cela ne chercheront plus seulement à être vues, mais à être choisies.
Dans l’économie de l’attention, la question n’est plus :
“Comment faire parler de nous ?”
mais :
“Pourquoi quelqu’un devrait-il nous accorder quelques secondes de sa vie ?”
Et c’est là que se joue, désormais, le vrai champ de bataille des marques.

